Feuilles de mémoire: un carnet de dessins florentins du Louvre. De l’Académie du dessin à Filippo Baldinucci
Mit Beiträgen von Catherine Monbeig Goguel und Ariane de la Chapelle
series: Cyriakus
volume: 007
pages/dimensions: 492 Seiten mit mehr als 200 Farbabbildungen, Format 21 x 30 cm, Klappenbroschur
language: fr
binding: Englisch Broschur
weight: 2350
publishing date: 1. Auflage, 07.12.2015
price info: 89,00 Eur[D]
ISBN: 978-3-447-10303-9
More titles of this subject:15/16th Centuries Art History
89,00 Eur
Die Studie präsentiert 59 Zeichnungsblätter, die im Département des Arts graphiques du Musée du Louvre unter Inv. 954-1011 (z.T. recto und verso) aufbewahrt werden. Die Autorinnen verorten die Entstehung der Zeichnungen im Umfeld der Accademia del Disegno, Giorgio Vasaris und besonders Don Vincenzio Borghinis und seiner Scuola dell’Ospedale. Sie identifizieren das Skizzenbuch als „borghinische“ Serie, die aus den feuilles de mémoire hervorgegangen ist und ein glaubwürdiges und reales Zeugnis des Ideals darstellt, das der luogotenente der Zeichnung zugeschrieben hatte: das des mantenere la memoria. Das heute aufgelöste carnet des Filippo Baldinucci war lange Zeit Jacopo da Pontormo zugeschrieben. C. Monbeig Goguel korrigierte ihre eigene Zuschreibung zugunsten von Sebastiano Vini (1992) und entwickelt diese These hier weiter. Die technischen Untersuchungen von A. de la Chapelle bestätigen die toskanisch-florentinische Herkunft des Skizzenbuches und die Einheit desselben.
J. Biscontin identifiziert in ihrem detaillierten Katalog der Zeichnungen erstmals die dargestellten antiken und modernen Motive. Verbindungen zwischen den Zeichnungen des carnet und denjenigen anderer Sammlungen können festgestellt werden. Weitere Beziehungen zu verstreuten Blättern werden ebenfalls deutlich. Der Vergleich all dieser Quellen und das Schicksal des Carnet du Louvre in den Kreisen von Cigoli, Pereisc und Cassiano dal Pozzo belegen die besondere Stellung dieser Zeichnungen innerhalb des Austausches von Formen und mannigfaltigen Informationen zwischen Florenz, Rom und Siena sowie - in einem geringeren Maß - der Region um Padua.

Cet ouvrage porte sur l’étude de 59 feuillets de 0,220 m x 0,160 m en moyenne, et de 100 faces des-sinées, d’un carnet démembré du Département des Arts graphiques du musée du Louvre (Inv. 954-Inv. 1011). Il provient de la collection de Filippo Baldinucci (1625- 96), qui l’attribua à Pontormo (1494-1557), et il fut acquis par le Louvre en 1806. Parmi les attributions proposées, celle de Catherine Monbeig Goguel (1972) en faveur de Jacopo Zucchi (1541-89/90), fait prévaloir depuis 1992 pour l’en-semble des feuilles le nom de Sebastiano Vini (1528-1602), artiste proche de Vasari (1511-74) et du milieu médicéen, thèse qu’elle développe dans cette publication. S’y ajoute la remise en question de l’attribution de deux dessins du Louvre à Michel-Ange.
L’analyse radiobétagraphique du papier et de la structure du carnet par Ariane de La Chapelle, confirme l’origine des feuilles et leur unité.
L’étude de l’ensemble par Jacqueline Lalande Biscontin, qui a reconnu ce carnet comme étant formé entièrement de copies, s’attache à la genèse et à l’identification de quelque 260 motifs. Ceux-ci se caractérisent par une grande varietà : figures, dessins d’architectures et de nombreux ornements antiques et modernes. Cette démarche a été menée dans le cadre d’un vaste système inter-codices qui a mis en évidence un grand nombre d’autres recueils, tel le Barberinianus de G. da San Gallo (1445-1516) ou le Libro de Lille de R. da Montelupo (1504-66), ou de dessins épars des Uffizi, intervenant dans la transmission des copies des motifs. Grâce à ces découvertes, la date d’exécution du carnet a été établie sûrement avant 1589 et le lien avéré avec l’Accademia del Disegno de Vasari et avec Don Vincenzio Borghini (1515-80), pour qui le dessin ‛garde la mémoire’.
La fortune du carnet du Louvre au XVIIème siècle, auprès du cercle de Cigoli, de Peiresc et de Cassiano dal Pozzo et au-delà, rend compte de la place exceptionnelle de ces feuilles dans la circulation des formes et des informations multiples entre Florence, Rome, Sienne et aussi l’Italie padouane.